IMMOBILISATION ET MISE EN FOURRIÈRE
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Quand procède
t'on à l'immobilisation et la mise en fourrière des véhicules?
Elle peuvent être décidées dans des cas d'infractions prévues par le
code de la route afin de préserver:
- la sécurité des usagers de la route,
- la tranquillité et l'hygiène publiques,
- l'esthétique des sites et paysages classés,
- le bon état de la voirie.
Un véhicule
peut être immobilisé:
- en cas de conduite en état d'ivresse, de défaut de permis ou
d'assurance du conducteur,
- si le véhicule représente un danger pour les usagers de la route du fait de
son mauvais état,
- s'il est anormalement bruyant ou polluant.
- en cas de circulation dans les espaces naturels,
- en cas d'entrave à la circulation,
- en cas de non respect des contrôles technique,
- pour usage de feux et avertisseurs sonores spéciaux irréguliers.
Un véhicule
peut être mis en fourrière, notamment:
- en cas d'entrave à la circulation,
- pour stationnement irrégulier, gênant, abusif ou dangereux,
- pour défaut de présentation aux contrôles techniques ou de non exécution
des réparations prescrites.
- pour infraction à la protection des sites et paysages classés,
- en cas de circulation dans les espaces naturels,
- si l'infraction qui avait motivé l'immobilisation du véhicule n'a pas cessé
dans les 48 heures suivantes.
Qui
décide de l'immobilisation d'un véhicule?
- L'Agent de Police judiciaire adjoint, le chef de service de la police
municipale ou la personne occupant ces fonctions
- Un agent ou un officier de police judiciaire, (Police Nationale ou
Gendarmerie Nationale)
- dans certains cas, par d'autres agents de l'État (agents des ponts et chaussés,
agents des douanes, inspecteurs des transports, contrôleurs des transports
terrestres...).
Qui décide
de la mise en fourrière?
le chef de service de la police municipale ou la personne occupant ces
fonctions
Dans tous les cas, la mise en fourrière d'un véhicule peut être ordonnée
par un officier de police judiciaire.
En cas d'infraction à la protection des sites et des paysages classés, la décision
peut également être prise par le maire ou, à Paris, par le Préfet de police.
Envoi en
fourrière
Le véhicule
est généralement enlevé par une société de remorquage.
Il peut toutefois être conduit jusqu'à la fourrière par un officier de police
judiciaire, un agent de police en tenue, un gendarme , ou par un tiers requis
par eux, en leur présence.
Le véhicule sera gardé dans une fourrière clôturée.
Vous
arrivez avant l'enlèvement de votre véhicule
(avant que
deux roues du véhicule n'aient quitté le sol).
Votre véhicule ne sera pas envoyé en fourrière.
Si votre véhicule a déjà été soulevé et si le véhicule de remorquage est
encore sur place, vous pouvez reprendre votre véhicule si vous payez les frais
des opérations préalables à la mise en fourrière, ou si vous vous engagez
par écrit à les régler.
Vous vous
opposez à l'enlèvement de votre véhicule.
L'officier de police judiciaire qui a prescrit la mise en fourrière doit
être saisi.
Si vous persistez dans votre opposition et si elle n'est pas justifiée, vous
risquez une amende supplémentaire, pour refus d'obtempérer.
Notification
de mise en fourrière
La mise en fourrière
est notifiée par un officier de police judiciaire ou par l'autorité dont relève
la fourrière.
La notification est envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception
dans les cinq jours ouvrables suivant la mise en fourrière.
La
notification doit mentionner:
- l'autorité
qui a prescrit la mise en fourrière et l'adresse de celle-ci,
- le classement du véhicule,
- l'autorité qualifiée pour permettre la restitution du véhicule,
- l'injonction de remettre la carte grise, et les sanctions en cas de
non-remise.
La
notification doit également mentionner:
- la mise en
demeure de retirer son véhicule, et le délai maximum de ce retrait,
- l'avertissement qu'au delà de ce délai, le véhicule sera détruit ou remis
au service des Domaines, en vue de sa vente,
- la nature et le montant des frais à rembourser.
La
notification doit également mentionner les voies de recours.
A la
notification sera joint, s'il ne vous a pas déjà été remis personnellement
au moment de l'enlèvement, un double de la fiche descriptive de l'état du véhicule,
établi par l'agent verbalisateur avant l'enlèvement du véhicule, sans qu'il
ait été ouvert.
Délais de
récupération du véhicule
Selon sa
valeur et son état, vous avez de 10 à 45 jours, à partir d'un jour franc après
la date de notification, pour récupérer votre véhicule, sinon il sera vendu
par le service des Domaines ou détruit.
Si votre véhicule ne peut vous être restitué qu'après réparations, ces réparations
devront avoir été définies par un expert en automobile.
En cas de réparations
obligatoires
Vous pouvez
faire procéder à une contre-expertise.
Pour procéder à ces réparations, ou pour une contre-expertise, demandez une
autorisation de sortie de fourrière à l'autorité dont relève la fourrière.
Cette autorisation ne peut être refusée.
En cas de défaut
de contrôle technique
Vous pouvez
retirer ou faire retirer votre véhicule si vous lui faites subir les examens du
contrôle technique.
Vous pouvez retirer ou faire retirer votre véhicule pour lui faire subir les réparation
obligatoires consécutives à un contrôle technique, ou si vous souhaitez faire
effectuer une contre-expertise.
Vérification
des réparations
Dans tout les
cas, votre véhicule ne vous est rendu définitivement qu'après vérification
que les réparations ont bien été effectuées, d'après la facture des réparations
ou le récépissé délivré par le par le centre de contrôle technique agréé.
Frais
occasionnés
En plus de
l'amende liée à l'infraction initiale, vous devez payer tous les frais de
fourrière notamment:
- les frais des opérations préalables, ou d'enlèvement,
- les frais de garde,
- et, le cas échéant, les frais de vente du véhicule.
Frais
d'expertise
Les frais
d'expertise et, le cas échéant, de contre-expertise sont à votre charge
seulement si la contre-expertise confirme l'expertise.
Les frais de fourrière doivent être facturés.
Vous
contestez l'envoi en fourrière de votre véhicule.
Vous devez
vous adresser au procureur de la République, au tribunal de grande instance du
lieu de l'infraction.
Il dispose d'un délai de cinq jours ouvrables pour confirmer la mise en fourrière
ou ordonner que votre véhicule vous soit rendu.
Pour toute
information adressez-vous
(
notamment si vous ignorez où votre véhicule à été mis en fourrière)
- au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie,
- à la mairie ou au service de police municipale,
- à la préfecture du département du lieu de l'enlèvement.
Pour les démarches, si vous contestez l'envoi en fourrière, adressez-vous au
tribunal de grande instance.